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A journey with Elsa Cloud, Leila Hadley

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

 

 

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Vendredi 17 mars 2006

Salut à tous !

 

Enfin on trouve un cybercafé performant pour vous donner quelques nouvelles depuis Uyuni, en Bolivie. On vient juste de terminer 4 jours de 4x4 dans l’altiplano bolivien, un désert d’altitude hallucinant !! Mais ça, ce sera pour la prochaine mise à jour… Aujourd’hui on vous raconte notre 2nd mois entre le Chili et l’Argentine. Beaucoup d’étapes de villes, quelques villages hors du temps, de la pampa et des quebradas (« zones accidentées »)… Après l’extrême sud chilien, on est passé dans l’extrême sud argentin, connu sous le nom de Terre de Feu, avec la symbolique mais peu intéressante Ushuaïa. 3 heures d’avion et 3000 km plus au nord, on trouve Buenos Aires, et on peut enfin comparer avec Santiago ! (cf. brève ci-dessous). La 2e quinzaine, passée dans le nord argentin, nous a permis de voir les contrastes humains et géographiques avec la lointaine Patagonie. Voici les points forts de ce mois latino :

-         Glacier Perito Moreno (El Calafate, Argentine) : un immanquable, une vraie merveille de la nature qui gronde, craque, avance, vit… impressionnant !

-         Buenos Aires : la capitale argentine vibre au son du tango et du futchebol ! on vous en dit plus juste après…

-         San Antonio de Areco : un petit village tout blanc, berceau de la culture gaucho, très reposant juste après la capitale. 

-         La Quebrada de Humahuaca : roches multicolores, cactus hostiles, petits villages endormis, lamas, ânes, et condors…cette région est à juste titre classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

On a passé il y a presque une semaine le cap des 10 mois de voyage… entre l’envie de retrouver nos familles et nos amis, et continuer d’en prendre plein les yeux chaque jour, notre cœur balance… Mais pour ce qui est de la Bolivie, une chose est déjà certaine après seulement 4 jours : on reviendra !!! Impossible de ranger l’appareil photo une minute tellement c’est beau. C’est d’ores et déjà en haut du podium de notre périple ! Dans les jours à venir, nous atteindrons Potosi, puis Sucre, avant de remonter vers Oruro puis La Paz, une nouvelle capitale à savourer. On vous fera partager cela dans quelques semaines. D’ici là on pense fort à vous, et on vous embrasse.

 

Pierre et Marie

BUENOS AIRES : OUI MAIS…

Elle devait supplanter sans appel Santiago dans nos cœurs, mais on nous l’avait peut-être un peu survendue !!...On a adoré certaines choses, et beaucoup moins certaines autres… on vous fait le top 3 des tops et des flops.
Ce qu’on a préféré, c’est le quartier bohème de San Telmo, où nous logions. Le marché des antiquaires du Dimanche, avec des musiciens plein les rues, des danseurs de tango, des artistes en tous genre, et des Porteños (habitants de BA) souriants et détendus qui flânent, chinent et dansent… On est tout de suite séduits par l’âme de ce quartier, entre les étals de vieux trésors, les danseurs chapeautés, les danseuses endimanchées, le son des guitares sèches et des accordéons.
On a aussi aimé le quartier Palermo, plus chic avec ses boutiques de créateurs et ses petits restaus à la déco sans faute. Les maisons aux façades trop propres sont parfois « salies » de pochoirs aux messages poétiques ou politiques, jamais les 2 en même temps…
Notre ultime coup de cœur est pour La Boca, stade mythique au cœur du quartier populaire homonyme, qui a vu grandir le dieu local Diego Maradona. Nous y avons assisté à un superbe match de « futchebol », la vraie religion argentine, et le spectacle était autant dans les gradins que sur le terrain.

 

Passons aux déceptions… La Boca en fait aussi partie, avec son « Caminito », ruelle aux maisons de couleur transformée en attraction touristique sans interet. 1 dollar US la photo de ridicules personnages en papiers mâchés, racolage excessif des restaurateurs (en 4 langues), fausses danseuses de tango tous les 5 mètres pour prendre la pose avec vous sur la photo moyennant finance… dommage ; le tout engoncé dans un triangle de 100m de côté. Si vous voulez voir des maisons colorées, mieux vaut aller a Valparaiso (Chili) ou Murano (Italie)...
Le cimetière Recoleta est… un cimetière pour les morts, mais pas du tout une promenade agréable pour les vivants !! Celui de Punta Arenas, au Chili, est nettement plus pittoresque (cf. photo).
Enfin, c´était juste après la rentrée des classes que l’on est arrivé à Buenos Aires, et les jours de semaine en centre-ville sont horriblement bruyants et pollués. On avait un peu perdu l’habitude.

 C’est la personnalité des Porteños qui fait Buenos Aires, leur dynamisme, leur fierté, leur côté revendicateur (foison de manifestations quotidiennes, ça nous a vaguement rappelé quelque chose…). Le bilan de notre visite est enthousiaste, on a beaucoup aimé Buenos Aires, sans que ce soit le coup de foudre que beaucoup de voyageurs connaissent.

TERRE DE FEU(X)

Soyons clairs, Ushuaïa n’a aucun intérêt, sauf « pour le symbole » comme on dit au pays de Nicolas Hulot. Toutefois, c’est la capitale argentine de la Terre de Feu, et la route qui mène à cette ville du bout du monde est un beau spectacle.
Question géographie, d´immenses plaines dorées de steppe « fueguine » à perte de vue, sans l´ombre d’un arbre ! Sans interrompre leurs ruminations, des troupeaux de guanacos (cousins bruns des lamas) nous observent, mais aussi des ñandus (petites autruches), des chevaux, et des moutons regroupés en mêlées de rugby pour se protéger du vent. Soudain, après avoir longé l´immense lac Fagnano, une improbable forêt sort de terre, puis de nouveau les montagnes et leurs sommets blancs. Au bout de cette route, Ushuaïa, désormais porte vers l’Antarctique (1400 km plus au sud)… pour voyageurs à gros budgets.
Question histoire, les 4 peuples qui vivaient en Terre de Feu lorsque les Européens ont débarqué ont tous disparus, victimes des maladies contagieuses venues d´Europe, mais surtout d´une extermination sans pitié (ça nous rappelle hélas les Bushmen d´Afrique, les Aborigènes d´Australie, les Maoris de Nouvelle Zélande… et on n´est pas encore allé voir les Indiens d´Amérique...).
Question ethnologie,
ces 4 peuples vivaient tous quasiment nus car l´humidité est ici telle à certaines saisons qu´aucun vêtement ne séchait. Ils transportaient toujours avec eux un feu, aussi bien sur terre que lorsqu´ils péchaient en canoe, ainsi les premiers Européens parvenus ici la baptisèrent-ils Terre des Feux.

Par P&M - Publié dans : Amerique du Sud
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