Recherche

Nos livres de voyage

L'usage du Monde, Nicolas Bouvier

Le Chemin le moins frequente, Scott Peck

Les aristocrates, Michel de Saint Pierre

Voyageurs excentriques, John Keay

Sur la route, Jack Kerouac

Les chemins de Katmandou, Barjavel

Tour du monde d'un sceptique, Aldous Huxley

A journey with Elsa Cloud, Leila Hadley

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

 

 

Publicité

Mardi 2 mai 2006

Salut à tous,

 Une ultime chronique hors des frontières françaises pour vous raconter le Pérou. On s’en doutait un peu, ce serait pas facile pour lui de passer après LA Bolivie. Disons que nous l’attendions au tournant. Au bout d’un mois, le bilan est positif, mais à la moitié du parcours on se disait…  « c’est pas l’Pérou !! » Heureusement, après 2 semaines de sites « gringos classiques », on a quitté les nids de touristes pour la Selva, la forêt amazonienne, et là ça a vraiment tout changé !!… Il y a 2 Pérou très différents, on vous le présente à pile et face…

 Côté pile :

 - de très beaux endroits : Cusco et ses alentours, le Machu Picchu, Arequipa, l’oasis de Huacachina, les îles Ballestas.

 - le céviche péruvien, plat de poisson cru mariné qui se déguste principalement au petit-déjeuner… pour une haleine fraîche comme la marée.

 - c´est la période des élections présidentielles… 18 candidats au premier tour, une campagne omniprésente et colorée : chaque maison affiche ou peint sa façade aux couleurs du candidat qu’elle soutient, les meetings s’enchaînent sur les places des villes. Pour nous c’est l’occasion de poser plein de questions et d’essayer de comprendre où en est le Pérou et où il veut aller.

 - la Selva : notre coup de cœur péruvien. Nous avons parcouru en bateau (cargo, puis canoë) des centaines de kilomètres sur l’Ucayali, l’Amazone, le Napo. Loin de tout, sauf de la Nature, chaque rencontre est ici une expérience inoubliable.

 Côté face :

 - destination privilégiée en Amérique du Sud, même hors saison, des quantités de touristes dont on n’a pas l’habitude… et ça nous gâche un peu le paysage quand les locaux nous abordent en anglais…

 - estafador : un mot que l’on ajoute à son vocabulaire castillan, et qui veut dire escroc.  A chaque restau, dans chaque hôtel, il faut vérifier l’addition, sa monnaie et recompter ses doigts ! On est vraiment surpris par le mauvais esprit rencontré dans les lieux touristiques… quelques exemples : le taxi nous dépose à 1km du lieu demandé, l’achat de billets de bus est un parcours du combattant pour éviter que chaque intermédiaire ne prélève sa petite commission, en prétendant le contraire si vous leur faites remarquer que vous n’êtes pas dupes… après presque un an de voyage, c’est lassant. Ce qui nous rassure, mais nous désole aussi, c’est qu’on s’aperçoit vite que les Péruviens s’escroquent surtout entre eux !…

 - le malaise… 5 a 6% de croissance annuelle, mais une majorité de la population qui vit dans la pauvreté, et un chiffre qui fait peur : 80% des jeunes péruviens émigreraient s’ils le pouvaient (source latinreporters.com)

 Finalement, notre escapade amazonienne a vraiment redoré notre image du Pérou, 2 semaines à contempler le fleuve, la végétation d’une exubérance incroyable, la faune colorée, mais surtout ces vies humaines isolées de tout. Ce fleuve est leur unique lien avec le monde. Et pour nous, ce fleuve est la chance de partager ces quelques jours avec eux, pour graver dans nos têtes ces vies si lointaines, dans tous les sens du terme.

Dans 9 jours, la France, c’est très bizarre…on réalise que c’est la fin parce qu´on s´y prépare depuis un an mais ce n´est pas plus facile pour autant. Le voyage va continuer tout le mois de mai, sur des étapes connues, Bordeaux, Pau, puis Paris, pour revoir tous ces visages connus et aimés, qui parlent notre langue ! On conclura le blog dans quelques semaines, après avoir revu la France avec de « nouveaux yeux », parce que c´est maintenant que notre voyage va prendre tout son sens…

On vous embrasse, à très bientôt !

Pierre et Marie

Le Rio Napo, de Iquitos à Coca : une expérience inoubliable.

Ce qui devait être un trajet agrémenté de visites de la foret s´est transformé en une vraie rencontre avec les habitants de la forêt amazonienne. La personne qui nous a fait faire le trajet dans sa pirogue a moteur (qui n´était pas un guide, plutôt un passeur) nous a amené dormir dans sa famille qui vit tout le long du fleuve (les familles sont grandes ici avec 10 frères et sœurs). Nous avons donc dormi avec eux, c´est à dire par terre, chassé le caïman, péché le piranha, et petit-dejeuné de poisson. Nous avons rencontré des enfants qui n´avaient jamais vu de gringo, et d´autres qui n´avaient jamais vu d´appareil photo (encore moins un numérique) et qui s´écriaient en se regardant  sur l´écran ´´ c´est le même !!!´´. Nous avons aussi rencontré des Secoya, une minorité de 300 individus en Equateur et environ 500 au Pérou (source theethnicshop.com). Ce qui nous a le plus impressionné, c´est qu´il nous aura fallu attendre la fin du voyage pour enfin voir le mode de vie le plus différent qui soit du notre. Ces gens là vivent en autarcie quasi complète à l´exception d´un peu d´essence qu´ils achètent pour leurs pirogues à moteur. Pas de TV, pas d´électricité bien sur, et il n´y a pas de station de radio qui porte jusqu´ici. Au milieu du trajet on se trouve à 3 jours de pirogue à moteur de la première ville (Iquitos) qui est elle-même la plus grande ville du monde la plus isolée, puisqu´elle n´est accessible que par avion ou 3 jours de bateau au minimum. On se croyait loin de tout quand on n´avait croisé personne après 300 km de voiture en Namibie, ce n´était rien comparé à l´Amazonie.

Bref, ici on a vu l´innocence, on a échangé des vrais sourires, on a photographié des familles entières à qui l’on va envoyer toutes ces photos. Bien sur il n´y a pas d´adresse là ou nous sommes passes, alors quand on demandait aux gens de nous écrire leur adresse ils jetaient un nom sur le papier et écrivaient la date du jour en grand comme si c´était le seul repère dont ils soient surs. Nous leur ferons donc parvenir les photos via notre passeur.

C´était dur. Parce qu´il pleut tous les jours des seaux d´eau à tel point qu´il faut écoper pendant qu´il pleut tellement la pirogue se remplit vite. Parce que pour se protéger des moustiques, il faut se couvrir intégralement, et comme ils piquent même a travers le T-shirt et le pantalon, le pull est indispensable mais bien sur celui-ci est trempé et ne peut pas sécher ici. Parce que les moustiquaires par définition ça enferme les moustiques avec vous donc on dort aussi tout habillé et mouillé. Parce que les tarentules c´est pas du cinéma, elles courent sur la moustiquaire (arachnophobes, s´abstenir vraiment). Parce que les rats vous réveillent la nuit quand ils s’attaquent à votre sac de riz hebdomadaire. Et parce que 8 heures de pirogue par jour ça fait mal aux fesses quand même.

Mais si c´était à refaire, on le referait parce qu´échanger des sourires avec ces enfants, donner sa lampe frontale, une petite balle et des crayons de couleur ici, ça fait du sens.

On s´attendait à voir pleins d´animaux exotiques, on a vu des hommes qui vivent de ce qu´ils chassent et pêchent, sans contact avec le monde tel que nous le connaissons alors même que nous croyions que ce n´était plus possible aujourd´hui.

NB : la chasse au caïman n´était pas une activité touristique organisée à notre intention mais bien une activité de subsistance pour la famille avec qui nous étions.

Le voyage continue

Pour nous c´est fini alors on embrasse bien fort nos compagnons de voyage qui continuent de sillonner la planète en ce moment et pour encore quelques temps :

Peggy et Yann (des mordus d´Afrique et on les comprend) au Mali, Audrey et Fabien au Sri Lanka (qui ont quitte la France il y a 3 semaines), Emily et Sven en Colombie et Fiona et Amish que l´on retrouve a Quito dans 2 jours avant leur escapade aux Galapagos.

Les amis, merci pour ces tres bons moments en votre compagnie ! A bientôt 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par P&M - Publié dans : Amerique du Sud
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Images aléatoires

  • 184.jpg
  • 638enfantssecoyas.jpg
  • 47-anakao-vue-du-lit.jpg

Contactez-nous

Pierre pierrecuve@yahoo.fr et Mele meuleu@yahoo.com  2005-2006

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus